Dès que cette fête fut finie

"C'est cette fantaisie qui fait vivre cent ouvriers que j'emploie,..."

C'est cette fantaisie qui fait vivre cent ouvriers que j'emploie, c'est elle qui me donne une belle maison, un char commode, des chevaux, c'est elle qui excite l'industrie, qui entretient le goût, la circulation et l'abondance. Je vends aux nations voisines les mêmes bagatelles plus chèrement qu'à vous, et par là je suis utile à l'empire." Babouc, après avoir un peu rêvé, le raya de ses tablettes.

Babouc, fort incertain sur ce qu'il devait penser de Persépolis, résolut de voir les mages et les lettrés : car les uns étudient la sagesse, et les autres la religion ; et il se flatta que ceux-là obtiendraient grâce pour le reste du peuple. Dès le lendemain matin, il se transporta dans un collège de mages. L'Archimandrite lui avoua qu'il avait cent mille écus de rente pour avoir fait voeu de pauvreté, et qu'il exerçait un empire assez étendu en vertu de son voeu d'humilité ; après quoi, il laissa Babouc entre les mains d'un petit frère, qui lui fit les honneurs.

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1 commentaire

Un visiteur (Emanuel Lambert) a dit :

qp61lkg7vjwzrpjn

1 mai 2009

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